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Les publications 2017-2018 à l’École de langues

 

Comme le Trait d’union n’a pas été actif au cours des deux dernières années, voici un aperçu des publications de nos maîtres de langue pour l’année 2017 et depuis le début de 2018.

**Vos publications de l’année n’y sont pas? Contactez-nous à traitdunion@uqam.ca.**

 


Annie Desaulniers et Juliane Bertrand, en collaboration avec leur collègue Gabriel Michaud de l’Université McGill : « L’enseignement des langues par la tâche : le cas d’un cours visant les compétences informationnelles », un article publié dans le second volume du dossier « La didactique des langues secondes : de la théorie à la pratique » de la revue Nouvelle Revue Synergies Canada (no 11, 2018). Ce dossier regroupe les présentations sélectionnées lors du 6e Colloque international sur la didactique des langues secondes, tenu au printemps 2017.

« L’article porte sur un cours de français langue seconde de niveau universitaire qui vise à développer des compétences informationnelles et qui a été conçu selon l’enseignement des langues par la tâche. Il sera premièrement question de l’origine et des fondements théoriques de l’approche par la tâche. Par la suite, le détail de la création et du déploiement de l’enseignement sera présenté, à savoir l’analyse des besoins qui a permis de développer le contenu du cours, les tâches et les sous-tâches retenues, le développement du matériel pédagogique, le déroulement de l’enseignement, l’évaluation des étudiants et l’appréciation du programme. »


Marie-Cécile Guillot : « Les jumelages interculturels dans un cours de français langue seconde », article publié dans Le français dans le monde (no 409, 2017).

« Depuis 2002, l’Université du Québec à Montréal (désormais UQAM), université publique francophone située en plein centre-ville de Montréal, pratique une activité appelée jumelage interculturel. Bien au-delà du jumelage linguistique, le jumelage interculturel permet l’échange entre porteurs de cultures. Le jumelage existe sous différentes formes (en classe, à l’extérieur de la classe ou encore en ligne) et permet de développer les quatre compétences en FLS (compréhension orale et écrite, production orale et écrite) en plus de la compétence de communication interculturelle. »


Marie-Cécile Guillot et Agnès Baron : « Contextualisation du CECR : deux exemples d’activités pour des apprenants adultes du FLS », texte publié dans le recueil des Actes du XVe congrès régional de la Commission Asie-Pacifique, Société japonaise de didactique du français (2018).

« Le CECR préconise que la tâche soit la plus authentique possible et qu’elle s’inscrive dans un contexte social. À l’École de langues de l’Université du Québec à Montréal (Canada), le programme de français langue seconde (destiné à des adultes) a mis en place plusieurs activités qui permettent aux étudiants d’utiliser le français dans des situations authentiques. La première activité présentée s’appelle le jumelage interculturel. Celui-ci existe sous différentes formes (en classe, à l’extérieur de la classe ou encore en ligne) et permet de développer les quatre compétences en FLS en plus de la compétence de communication interculturelle. La seconde activité consiste à réaliser des “déjà vus grammaticaux” qui seront publiés sur la page Facebook du programme. Ces synthèses, conçues par les étudiants, sont construites à partir d’un phénomène grammatical précis, choisi par les étudiants eux-mêmes. Ce texte présente un survol du cadre conceptuel dans lequel s’inscrit la démarche (objectifs, approches puisées dans plusieurs courants en éducation), puis sont explicitées les différentes étapes d’un jumelage réalisé entre un cours de production écrite en FLS et un cours de formation des maitres; enfin, sont présentés les différents moments de la réalisation des “déjà vus grammaticaux” par les étudiants. »


Marie-Cécile Guillot et Myra Deraîche : « Les jumelages interculturels comme soutien à la mobilité et accompagnement linguistique », contribution à l’ouvrage Mobilités internationales et intervention interculturelle : théories, expériences et pratiques (2017), dirigé par Catherine Montgomery et Caterine Bourassa-Dansereau et publié aux Presses de l’Université du Québec.

« La mobilité étudiante au niveau universitaire est particulièrement étudiée depuis une vingtaine d’années. La recherche dans ce domaine se concentre surtout sur les déficiences et les défis auxquels doivent faire face les étudiants internationaux, puis sur les manières de surmonter les écueils (Tran, 2013, cité dans Shaw, 2014). Au centre de cette problématique, émerge une donnée récurrente : l’importance du contact et des échanges interculturels.  Ainsi, dans une étude citée par Shaw (2014), on insiste sur l’impact positif du dialogue en équipe multiculturelle et on conclut que le contact et la communication interculturels doivent être intentionnellement inclus dans les cours et les programmes pour mieux outiller les étudiants (traduction libre, Volet et Ang, 2012). Par ailleurs, des étudiants internationaux expliquent, dans une recherche analysant 150 entrevues avec eux, que les interactions avec des individus de la société d’accueil sont la condition essentielle pour apprendre et intégrer la culture de cette société (Tran et Pham, 2016). Selon ces étudiants, ces interactions permettent de répondre à leurs désirs d’enrichissement interculturel et de transformation de leurs pratiques professionnelles. Bref, on souligne l’apport du contact et de l’interaction pour les étudiants internationaux, mais la population immigrante qui veut s’installer de façon permanente et qui veut compléter un cursus universitaire a, d’après nous, les mêmes besoins d’échanges interculturels. Dans cette perspective, il est question ici de jumelages interculturels entre immigrants et individus de la société d’accueil dans un milieu universitaire. »


Dajouida Hamdani Kadri : « Approche comparée des analyses aspectuo-temporelles dans le modèle de l’AMD et dans un modèle calculatoire cognitif », texte publié dans l’ouvrage Universalité et grammaire : paradoxe insoluble ou solution matricielle? (2017), dirigé par Claire Martinot (université Paris Sorbonne, université Paris Diderot) et Daou Ghoul (université Paris Sorbonne) aux éditions CRL. L’ouvrage rassemble des articles rédigés en hommage au linguiste et professeur émérite Amr H. Ibrahim à la suite d’un colloque international tenu à Besançon (université de Franche-Comté).

« Notre article présente une ébauche d’étude comparée des principes d’analyse aspectuo-temporelle et modale dans le cadre de l’analyse matricielle définitoire (AMD) telle que conçue par Ibrahim (2015) et dans le modèle de la sémantique de la temporalité (SdT) de Gosselin (1996, 2005). Le premier s’inscrit dans la conception harrissienne et s’appuie sur le concept de matrice, « formulation définitoire » redondante qui permet d’expliciter et par là même de rendre compte de la compréhension d’un énoncé sans recourir à un métalangage. Le second adopte la perspective des grammaires cognitives et s’appuie sur le concept de représentation mentale et sur les métaphores. Dans une démarche hypothético-déductive, il pose que les marqueurs d’un énoncé sont porteurs d’instructions qui participent à la construction du sens selon des principes de sémantique compositionnelle holiste. Ces instructions peuvent converger ou provoquer des conflits nécessitant des stratégies de résolution à la base des glissements de sens et de la polysémie. »


Josée Blanchet, avec Pavel Trofimovich (Concordia) et Sara Kennedy (Concordia) : « Development of Second Language French Oral Skills in an Instructed Setting: A Focus on Speech Ratings » (2017), article publié dans un numéro spécial, « Current Perspectives on Oral Communicative Competence of French Second Language Speakers », du Canadian Journal of Applied Linguistic.

« Cette étude examine la relation entre l’enseignement explicite de la prononciation en français langue seconde (L2) et l’évaluation de l’accent, de la compréhensibilité et de la fluidité par des locuteurs du français. L’étude compare les évaluations des productions orales de 30 apprenants adultes du français L2 avant et après un cours de phonétique de 15 semaines ciblant les segments, la prosodie, la fluidité et les phénomènes de resyllabification tels l’enchaînement. Les productions provenant d’une tâche de lecture à haute voix et d’une tâche de narration spontanée d’une histoire illustrée ont donc été soumises à l’évaluation (sur échelles de type Likert) de 20 juges naïfs. Les résultats montrent que les apprenants se sont améliorés dans toutes les dimensions évaluées de leur production, particulièrement en narration spontanée. On note par ailleurs une corrélation entre les jugements liés à l’accent et ceux liés à la prosodie (précision des contours intonatifs, étendue de la variation tonale). On remarque aussi que les jugements de fluidité et de compréhensibilité sont en lien avec certains phénomènes de fluidité (moyenne du temps de parole entre les pauses, hésitations). On discutera de la pertinence des résultats pour l’apprentissage de la prononciation L2 et on abordera en parallèle la relation entre l’enseignement, les dimensions de l’oral appréciées par des juges naïfs et la performance à l’oral dans diverses tâches. »

À lire également dans Actualité UQAM : « Les défis du français langue seconde ».

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