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Les publications 2017-2018 à l’École des médias

 

Le corps enseignant de l’École des médias a publié plusieurs écrits au cours des derniers mois. Comme le Trait d’union n’a pas été actif durant cette période, voici un aperçu des publications pour l’année 2017 et depuis le début de 2018.

**Vos publications de l’année n’y sont pas? Contactez-nous à traitdunion@uqam.ca.**

 


Mouloud Boukala : « Participation sociale et vivre-ensemble à l’épreuve du handicap dans la bande dessinée contemporaine francophone : la bande à Ed de Jak et Geg », une contribution à l’ouvrage Le vivre-ensemble à l’épreuve des pratiques culturelles et artistiques contemporaines (janvier 2018), publié aux Presses de l’Université Laval et dirigé par Ève Lamoureux (postdoctorante, Université libre de Bruxelles) et Magali Uhl (UQAM).


Mouloud Boukala : « Black Mirror : réflexions anthropologiques sur les modes d’action et de perception », un article publié dans le numéro sur le technocorps et les cybermilieux de la revue Inter, art actuel (no 128, 2018).

« Qu’en serait-il si chaque individu était évalué selon chacune de ses interactions sociales et que sa cote de popularité lui permettrait d’accéder ou non à certains services médicaux, bancaires, immobiliers, ou encore à certains emplois et lieux? Qu’adviendrait-il si nous pouvions “bloquer” des personnes en les empêchant de communiquer avec nous à la suite d’une dispute? Quid des implants qui permettraient à des militaires de percevoir leurs ennemis comme des monstres et de les éliminer en n’ayant perçu ni leurs cris ni l’odeur de leur sang? »


Guillaume Lavallée : Drone de guerre : visages du Pakistan dans la tourmente (mars 2017), un ouvrage, publié chez Boréal, qui fait partie des quatre œuvres sélectionnées pour le prix du livre Albert-Londres (presse écrite, audiovisuel et livre), qui couronne les meilleures grands reportages et enquêtes francophones de l’année.

« “Double jeu” des services secrets dans la guerre contre le terrorisme, témoignages de Navy Seals ayant participé à la traque de Ben Laden, analyses géostratégiques de la menace djihadiste, des risques liés à l’arsenal du seul pays musulman doté de l’arme nucléaire… les actualités nous bombardent de topos sur le Pakistan. Le “pays des purs” fascine. Mais qu’en savons-nous, au juste?? Nous le regardons du ciel. D’en haut, avec des jumelles, nous nous focalisons sur son gouvernement et nous limitons à une géopolitique désincarnée. Et nous oublions ce qui se joue sur le terrain, comment ce pays de deux cents millions d’habitants vit la guerre de l’OTAN chez son voisin afghan, les frappes de drone sur son territoire, la radicalisation tranquille de sa campagne… Le journaliste Guillaume Lavallée, correspondant de l’AFP à Islamabad de 2012 à 2015, propose un road-trip de la frontière afghane à la bouillonnante mégalopole Karachi pour illustrer les transformations de ce géant musulman aux pieds d’argile. Les mutations d’un peuple qui se retrouve sur la ligne de feu de cette guerre qui ne dit pas son nom, où l’armée ennemie n’est pas composée d’êtres humains, de semblables, mais de robots qui sillonnent le ciel, télécommandés depuis l’étranger, emplissant les nuits de leur bourdonnement obsédant. Des mutations qui vont bien au-delà du seul bilan humain et transforment le quotidien de millions de Pakistanais, qui ne connaissaient rien des attentats-suicides avant le 11 Septembre. Mais qui depuis en tremblent chaque semaine. »


Marc Ménard et André Mondoux dirige louvrage Big Data et société. Industrialisation des médiations symboliques aux Presses de lUniversité du Québec.

Le Big Data (ou mégadonnées) suscite des discours porteurs de visions économiques prometteuses: efficience du microciblage, meilleurs rendements par gestion prédictive, algorithmes et intelligence artificielle, villes intelligentes… bref, toute une économie des données qui trouverait son achèvement véritable dans une créativité enfin libérée de tout joug disciplinaire, idéologique et politique. L’éclatement des individualités «émancipées» sonde le «social» tel qu’il est porté par ces discours de promotion. En effet, force est de constater que le social est relativement absent, pour l’instant, des réflexions que l’on présente comme névralgiques pour un avenir meilleur.

Ce phénomène soulève d’importantes et préoccupantes questions, que ce soit concernant l’intégrité de la vie privée face à la marchandisation des données personnelles, les dynamiques – économiquement productives – de la surveillance corporative, les rapports de pouvoir induits par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les pièges du temps réel ou encore la dynamique «algorithmique» et sa tendance à suppléer les lois (le politique) par les faits (le réel enfin rendu indéniable grâce aux données quantifiables).

Ce premier ouvrage collectif du Groupe de recherche sur l’information et la surveillance au quotidien (GRISQ) envisage le Big Data comme producteur d’effets en même temps que produit de dynamiques sociales. Il intéressera les étudiants et les chercheurs du domaine de la communication qui s’interrogent sur le vaste univers des mégadonnées.

Collaborateurs et collaboratrices : Mark Andrejevic, Maude Bonenfant, Lucile Crémier, Jodi Dean, Joëlle Gélinas (étudiante au doctorat), Laura Iseut Lafrance St-Martin, Myriam Lavoie-Moore (étudiante au doctorat), Anne-Sophie Letellier (étudiante au doctorat), Lisiane Lomazzi (étudiante au doctorat), Marc Ménard, André Mondoux, Maxime Ouellet, Diane Poitras et Fabien Richert.


 Marc Ménard, avec Lisiane Lomazzi : « Où en est la théorie du/des commun(s)? Vers une économie politique culturelle », article publié dans tic&Société, (vol. 12, no 1, 2018).

« Depuis les années 1990, on observe un renouveau des communs tant comme revendication d’actions collectives contre la dépossession que comme objet de recherche. Au regard de la multiplication des publications sur le sujet ces dernières années, cet engouement ne semble pas faiblir, au contraire. Il apparaît dès lors nécessaire de faire le point. Dans un premier temps, il s’agit donc de dresser un état des lieux conceptuel afin de distinguer les biens communs, les communs et le commun. Dans un deuxième temps, à partir des différentes définitions proposées, cet article aborde les liens établis par la socioéconomie des communs (Ostrom et al., Coriat et al.) et la sociopolitique du commun (Dardot et Laval) entre propriété, marché et État, soit le triptyque de la modernité juridique. Dans un troisième temps, nous évoquerons l’impensé de la dimension technique des communs informationnels. En guise de conclusion, nous esquisserons à grands traits les perspectives offertes par une économie politique culturelle des/du commun(s). L’objectif de cet article est de rendre compte des principaux apports et limites des recherches sur le(s) commun(s) afin d’ouvrir la voie à de nouveaux champs d’investigation. »


Katharina Niemeyer : « Du mal du pays aux nostalgies numériques. Réflexions sur les liens entre nostalgie, nouvelles technologies et médias », un article publié dans la revue Recherches en communication (no 46, 2018).

« Cet article examine les différentes nostalgies exprimées en ligne et hors ligne et en trace les fondements théoriques. Il met en perspective le lien historique entre nostalgie, communication et productions médiatiques afin de mieux saisir les expressions nostalgiques “récentes” telles que les nostalgies de l’analogique et du numérique. »


Katharina Niemeyer, avec Josiane Jouët (Université Paris 2) et Bibia Pavard (Université Paris 2) : « Faire des vagues. Les mobilisations féministes en ligne », un article publié dans la revue Réseaux (vol. 1, no 201, 2017).

« Les possibilités technologiques offertes depuis l’arrivée du web 2.0 ont contribué à la transformation et à l’émergence de mobilisations sociales et politiques variées en et hors ligne. Dans cet article, il s’agit ainsi de proposer un premier pas vers une meilleure compréhension des usages militants féministes du numérique à l’appui de l’étude de sept collectifs français. Une approche croisée entre histoire, sociologie et sémiologie nous permet de voir comment le numérique contribue à faire des vagues : comment différentes générations de collectifs féministes s’approprient les outils numériques pour publier, diffuser et partager des informations, pour tisser des réseaux (à différentes échelles) et agir dans l’espace public afin de combattre les inégalités et les discriminations. Nous mettons ainsi en évidence une entrée des mobilisations féministes dans l’ère de la communication en ligne. »


Katharina Niemeyer, avec Manuel Menke (Université de Augsburg) : « Retro, Vintage, Nostalgie », un article publié dans la revue allemande Handbuch Visuelle Kommunikationsforschung (2018).

Résumé en allemand : « Erinnerungskulturen sind maßgeblich durch visuelle Medien geprägt und die meisten Gesellschaften erinnern im Zuge der Digitalisierung zunehmend anhand von Bildern. Dieser Beitrag diskutiert vier Vergangenheitszugänge von Bildern: die Vergangenheit von visuellen Medien an sich (Archivfunktion/Akkumulation), die (Re-)Konstruktion des Vergangenen durch Archivbilder, die formal-ästhetische Imitation des Vergangenen und fiktive Bilder als Imagination der Vergangenheit. Am Beispiel von Vintage- und Retrobildern wird geklärt, wie sich diese Vergangenheitszugänge in unterschiedlichen medialen Kontexten und Bildästhetiken zeigen und inwiefern daran ein gesellschaftliches Bedürfnis nach Nostalgie ablesbar ist. »


Katharina Niemeyer, avec Daniela Wentz (Leuphana University) : (2018). « The island of the day after: the television series LOST and the post 9/11 era », un chapitre de l’ouvrage Lost in Media (2017), dirigé par Benjamin Beil (Universität zu Köln), Herbert Schwaab (Universität Regensburg) et Daniela Wentz aux éditions LIT Verlag Münster.

« On the occasion of the tenth anniversary of the September 11 terror attacks, TV critic Alan Sepinwall writes: “No one who was watching TV on September 11, 2001 will ever forget what they saw; why should television, in turn, forget what it showed?” (Sepinwall 2011). In fact, the event of 9/11 is inextricably related to its televisual images, which have become canonical since. The authors of the attacks could be sure of an immediate public media-reaction due to the installation of cameras in Manhattan after the first crash. The most powerful part of the television’s technology was used against itself: the possibility of the live-broadcast. This event, actually still continuing via its long-term consequences (such as the death of Bin Laden), could be perceived as being the tragic climax of a media-technology progress and a geopolitical evolution, the symbolic beginning of decentralised terrorism which has its origin in the 1990s (Heisbourgh 2001). An evolution that is transformed an co-produced by the platform of television news that became a hostage of its own performances (Niemeyer 2011): the globalised live-broadcast. […] »


 Viva Paci et Stéfany Boisvert (chargée de cours) dirigent l’ouvrage Une télévision allumée : les arts dans le noir et blanc du tube cathodique (janvier 2018), publié aux Presses universitaires de Vincennes sous la collection « Médias ».

« Loin d’être simplement un média de masse conformiste et commercial, la télévision a aussi proposé différentes formes d’expérimentation artistique à ses premières années. En 1951 à leur création, les Cahiers du Cinéma se nommaient plus exactement Cahiers du cinéma et du télécinéma. La télévision a été, à une période donnée, un formidable outil artistique. Cet objet « de la masse, pour la masse et de masse » – parfois déclassé, car participant de la société de consommation – est ici valorisé dans sa capacité démocratique et technique, sociale et culturelle, mais aussi intellectuelle, dans sa capacité à « réinventer l’histoire des arts ». Ce livre collectif fait la « préhistoire » de la télévision actuelle dans son rapport à l’art contemporain et au patrimoine dans les différents pays d’Europe et aux États-Unis. Cette télévision proposait une pédagogie nouvelle et se montrait un instrument de résistance utopique au conformisme social et médiatique est aujourd’hui à découvrir, ou à réinventer en prenant ce livre comme programme d’action. »

Collaborateurs et collaboratrices : Milo Adami, Marco Bertozzi, Martin Bonnard (doctorant en communication), Deirdre Boyle, Serge Cardinal, Marie-France Chambat-Houillon, Elena Dagrada, Gilles Delavaud, Sylvain Dreyer, Thomas Elsaesser, Toni Pape, Guillermo C. Peydró, Grégoire Quenault et William Uricchio.


Louis-Claude Paquin et Cynthia Noury (étudiante au doctorat) : « Définir la recherche-création ou cartographier ses pratiques? », un texte publié dans le Découvrir magazine de l’ACFAS (14 février 2018).

« Définir la recherche-création, voilà ce à quoi nous nous sommes investis dans la présente contribution. Mais nous annonçons déjà qu’au fil de cette démarche, une découverte inopinée provoquera un changement de posture permettant de contourner le réductionnisme inhérent à toute démarche définitoire. C’est ainsi que nous serons amenés à délaisser la définition de la recherche-création pour en cartographier la diversité des pratiques. »

Les cartes discutées dans cet article sont disponibles à http://lcpaquin.com/cartoRC/.


Louis-Claude Paquin met à jour son ouvrage libre de droit Méthodologie de la recherche-création (juin 2017).

« Cet ouvrage a pour but d’étayer l’enseignement de la méthodologie de la recherche-création dans des programmes universitaires de cycles supérieurs que j’ai développé et dispensé depuis plus d’une décennie au programme de doctorat en études et pratique des arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et à la concentration recherche-création en média expérimental de la maîtrise en communication de la même université. Cet ouvrage s’adresse autant aux étudiantes et aux étudiants inscrits dans un programme universitaire où se pratique la recherche-création qu’aux professeures et professeurs qui sont appelés à intervenir auprès de ces derniers, soit à titre d’enseignante, d’enseignant, de directrice, directeur de mémoire ou de thèse ou encore de membre de jurys appelés à les évaluer. »


Catherine Saouter, en collaboration avec la chargée de cours du Département d’études littéraires Carmélie Jacob, présente un dossier sur la bande dessinée québécoise dans la revue Voix et images (vol. 43, no 2, 2018).

« On ne s’étonnera pas trop que ce dossier soit le premier que Voix et Images consacre à la bande dessinée québécoise. Dans ce contexte que l’on peut dire inaugural, nous proposons un portrait de quelques productions contemporaines qui met de l’avant certains phénomènes, comme l’emprunt aux genres littéraires (l’autobiographie, l’essai) et la référence aux beaux-arts. Ce premier échantillon des éléments narratifs et graphiques de la bande dessinée contemporaine est par ailleurs précédé d’un regard sur la naissance du média dans la presse locale, ce qui permet de constater le travail accompli pendant le siècle dernier. Nous espérons ainsi ouvrir un champ de recherches qui donnera lieu à l’exploration de cette histoire finalement peu connue de la bande dessinée d’ici. Ce projet de faire entrer le neuvième art dans la revue Voix et Images n’aurait pas été tout à fait achevé sans l’oeuvre qu’a spécialement conçue Jean-Paul Eid pour la couverture de ce numéro. […] L’oeuvre qu’il a créée pour ce dossier non seulement témoigne de son habituelle aisance à jouer avec les codes, mais donne à voir, si l’on peut dire, les questions qui sont abordées dans ces pages, notamment l’importance accordée à la relation de l’auteur à son travail ? l’intérêt actuel pour l’autobiographie étant pratiquement omniprésent ? et le métalangage associé à la valeur rythmique de la case. »

Collaborateurs et collaboratrices : Stéphanie Danaux, Mario Beaulac, Jean-Philippe Beaulieu, Gabriel Tremblay-Gaudette et Jean-Michel Berthiaume.

Dans l’Actualité UQAM : https://www.actualites.uqam.ca/2018/voix-et-images-propose-dossier-bande-dessinee-quebecoise


Gabrielle Trépanier-Jobin, avec Maude Bonenfant et Fabien Dumais (UQTR), dirige l’ouvrage Les pratiques transformatices des espaces socionumériques aux Presses de l’Université du Québec sous la collection « Cahiers du Gerse ».

« Penser le point de rencontre entre les pratiques sociales généralisées et les pratiques transformatrices, qui modifient les espaces socionumériques et leur permettent de devenir autre, implique de mettre en suspens deux préjugés persistants – soit le premier selon lequel les humains ne font que se déplacer dans les espaces en les laissant inchangés, et le deuxième selon lequel des catégories fixes prédéfinissent l’expérience réelle en réifiant ce que nous sommes et ce que nous pouvons être. Il s’agit plutôt de ramener à l’avant-plan l’idée selon laquelle les espaces, tout comme les catégories les définissant, sont des constructions actives du réel, continuellement en train de se faire et de se défaire. Or, quelle place prennent les pratiques humaines dans la transformation des espaces socionumériques? Par quels processus ces espaces se transforment-ils? Comment l’humain est-il lui-même transformé par l’avènement et la prégnance des espaces numériques? Est-il possible de repenser les dynamiques spatiales du social autrement qu’en fonction de la dichotomie centre/marge? Pourrions-nous, par exemple, reformuler ces dynamiques spatiales du social à partir des pratiques transformatrices basées sur l’appropriation et la résistance? »

Collaborateurs et collaboratrices : Geane Alzamora, Tacyana Arce

Maude Bonenfant, Anne-Marie Brunelle, Sami Coll, Patrick Deslauriers (étudiant au doctorat), Fabien Dumais, Nina Duque (étudiante au doctorat), Normand Landry, Pedro Nogueira, Anne-Marie Pilote (étudiante au doctorat), Francesca Poglia Mileti, Fabien Richert (doctorant), Tiago Salgado, Sophie Toupin, Gabrielle Trépanier-Jobin et Khaled Zouari.

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