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Les publications 2017-2018 au Département de communication sociale et publique

 

Le corps enseignant du Département de communication sociale et publique a publié plusieurs écrits au cours des derniers mois. Comme le Trait d’union n’a pas été actif durant cette période, voici un aperçu des publications pour l’année 2017 et depuis le début de 2018.

**Vos publications de l’année n’y sont pas? Contactez-nous à traitdunion@uqam.ca.**

 


Christian Agbobli, avec Komi Kounakou (Université Carleton) : « Regards croisés sur les stratégies d’éducation aux médias en Afrique de l’Ouest : le cas du Togo et du Bénin », un article publié dans la revue Éducation comparée – nouvelle série (no 19, 2018).

« La problématique des politiques et stratégies d’éducation aux médias auprès des jeunes au Togo et le Bénin, dans un paysage d’apprentissage hybride, invite à explorer les politiques mises en œuvre pour accompagner le processus d’appropriation critique de l’information et des médias chez les jeunes. Un état des lieux rapide de l’univers médiatique et de l’éducation aux médias en contexte ouest africain permet de porter un regard croisé sur les politiques d’éducation aux médias au Bénin et au Togo. Quelques recommandations visant à soutenir les stratégies existantes en éducation aux médias dans la sous-région sont proposées. »


Caterine Bourassa-Dansereau et Catherine Montgomery (dir.) : Mobilités internationales et intervention interculturelle. Théories, expériences et pratiques (été 2017), un ouvrage publié au Presses de l’Université du Québec à Montréal sous la collection « Communication ».

« Le présent ouvrage porte sur l’adéquation entre les approches en intervention interculturelle et le soutien aux personnes en situation de mobilité internationale. Aujourd’hui, les multiples configurations de la mobilité amènent à réfléchir aux enjeux d’ordre interculturel qui marquent les rencontres entre individus d’origines différentes. Il faut repenser les approches en intervention interculturelle et les types d’accompagnement offerts aux personnes migrantes, aux étudiants étrangers, aux coopérants ou aux professionnels à l’international, ainsi que la formation et la sensibilisation des intervenants qui travaillent auprès de ces populations. Ce livre propose un triple regard sur les approches en intervention interculturelle : un regard théorique (conceptualisation de l’intervention interculturelle en situation de mobilité internationale), un regard expérientiel (documentation de diverses expériences de mobilité) et un regard sur les pratiques d’intervention interculturellevisant à soutenir les personnes en situation de mobilité internationale (outils et modèles de pratique, programmes de sensibilisation et d’intervention, défis et obstacles, etc.). »

Collaborateurs et collaboratrices : Christian Agbobli, Sébastien Arcand, Samuel Arseneau-Roy (étudiant à la maîtrise), François Audet, Caterine Bourassa-Dansereau, Caroline Bouchard, Myra Deraîche, Genevière Grégoire-Labrecque, Rajae Guennouni Hassani, Marie-Cécile Guillot, Mickael Idrac, Fasal Kanouté, Marie-Emmanuelle Laquerre, Josiane Le Gall, Marie-Josée Lorrain, Sylvie Loslier, Chloé Luchs Tassé (étudiante à la maîtrise), Catherine Montgomery, Valérie Navert (étudiante à la maîtrise), Karine Pontbriand (étudiante à la maîtrise), Catherine Prévost, Lilyane Rachédi, Spyridoula Xenocostas, Cheolki Yoon (doctorant).


Caterine Bourassa-Dansereau : « Le théâtre-forum comme outil de recherche et d’intervention par et pour les jeunes issus de l’immigration », un article publié dans la revue Alterstice (vol. 7, no 1, 2017).

« Nous montrons dans cet article comment le théâtre-forum peut devenir un outil de recherche et d’intervention auprès des jeunes issus de l’immigration. Plus spécifiquement, nous présentons différents « actes à poser » qui répondent aux enjeux liés à la reconnaissance et à l’expression de la complexité identitaire des jeunes en contexte de diversité. Pour ce faire, notre réflexion s’effectue en trois temps : après la présentation sommaire du théâtre-forum, nous montrons premièrement l’importance et les apports de ce type d’intervention en ce qui a trait aux actes posés par les jeunes eux-mêmes et associés à leur prise de parole, au développement d’un regard réflexif et à la conscientisation individuelle et collective. Nous soulignons comment ces actes s’articulent aux particularités de la recherche et de l’intervention auprès des jeunes issus de l’immigration. Dans un deuxième temps, nous illustrons ces actes grâce à une démarche de théâtre participatif particulière, ModÉgalité, dans laquelle le théâtre-forum a été utilisé comme outil principal d’intervention. Cette recherche-action a été menée auprès de jeunes adultes montréalais de 16 à 22 ans issus de l’immigration et portait sur leurs perceptions de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ces exemples concrets nous permettent non seulement d’illustrer les actes posés par ces jeunes mais aussi d’aborder les actes à poser par les intervenants dans ce contexte. Nous soumettons finalement au lecteur nos réflexions concernant les défis liés à ces actes d’intervention lors de la mise en place d’une démarche mobilisant le théâtre-forum, notamment auprès des jeunes issus de l’immigration. En définitive, cet article met en lumière comment les « actes à poser » associés au théâtre-forum amènent à ne plus penser, parler et agir au nom des jeunes issus de l’immigration, mais plutôt par et pour ceux-ci. » 


Maude Bonenfant, avec Fabien Dumais (UQTR) et Gabrielle Trépanier-Jobin dirige l’ouvrage Les pratiques transformatices des espaces socionumériques aux Presses de l’Université du Québec sous la collection « Cahiers du Gerse ».

« Penser le point de rencontre entre les pratiques sociales généralisées et les pratiques transformatrices, qui modifient les espaces socionumériques et leur permettent de devenir autre, implique de mettre en suspens deux préjugés persistants – soit le premier selon lequel les humains ne font que se déplacer dans les espaces en les laissant inchangés, et le deuxième selon lequel des catégories fixes prédéfinissent l’expérience réelle en réifiant ce que nous sommes et ce que nous pouvons être. Il s’agit plutôt de ramener à l’avant-plan l’idée selon laquelle les espaces, tout comme les catégories les définissant, sont des constructions actives du réel, continuellement en train de se faire et de se défaire. Or, quelle place prennent les pratiques humaines dans la transformation des espaces socionumériques? Par quels processus ces espaces se transforment-ils? Comment l’humain est-il lui-même transformé par l’avènement et la prégnance des espaces numériques? Est-il possible de repenser les dynamiques spatiales du social autrement qu’en fonction de la dichotomie centre/marge? Pourrions-nous, par exemple, reformuler ces dynamiques spatiales du social à partir des pratiques transformatrices basées sur l’appropriation et la résistance? »

Collaborateurs et collaboratrices : Geane Alzamora, Tacyana Arce, Maude Bonenfant, Anne-Marie Brunelle, Sami Coll, Patrick Deslauriers (étudiant au doctorat), Fabien Dumais, Nina Duque (étudiante au doctorat), Normand Landry, Pedro Nogueira, Anne-Marie Pilote (étudiante au doctorat), Francesca Poglia Mileti, Fabien Richert (doctorant), Tiago Salgado, Sophie Toupin, Gabrielle Trépanier-Jobin et Khaled Zouari.


Benoit Cordelier contribue à deux chapitres de l’ouvrage Communication organisationnel. Formes et transformations contemporaines (décembre 2017), dirigé par Sylvie P. Alemanno (Conservatoire national des arts et métiers, France) et Anne Mayère (Université Toulouse 3) et publié aux éditions L’Harmattan. L’ouvrage recueille les actes du colloque Org&CO qui a eu lieu à Toulouse en 2015.

 Avec Hélène Montagnac-Marie (Université Bordeaux Montaigne) : « Changement de logiques institutionnelles dans le développement d’une formation de second cycle ».

« En combinant théories néo-institutionnelles et approches discursives, nous nous interrogeons sur l’apport de notions communicationnelles qui nous permettraient de contribuer à combler les lacunes des théories néo-institutionnelles pour expliquer l’évolution de l’organisation en fonction de la qualité de l’engagement des acteurs. À ces fins, nous nous appuyons sur l’étude du développement sur sept ans d’une formation française de second cycle, et plus particulièrement sur le travail d’une équipe pédagogique dont le périmètre et les modalités de travail évoluent avec le temps. Nous abordons méthodologiquement notre terrain par une observation participante, complétée d’entretiens informels permettant une validation de nos interprétations et une étude documentaire, pour re-contextualiser la genèse et le développement de cette formation et collecter du matériel discursif produit par et pour l’organisation. Nous avançons que les adaptations réalisées par les acteurs organisationnels passent par leur capacité à jouer avec leurs productions discursives pour lesquelles ils vont chercher les ressources dans les différents niveaux organisationnels, voire sociétaux, afin de mettre en accord leur conscience discursive avec le contexte organisationnel ad hoc et ainsi maintenir leur engagement. La confrontation des théories néo-institutionnelles aux stratégies discursives des acteurs, nous permet de les amener vers une approche où la communication constitue l’organisation et met en question la dichotomie “communicant-organisant”. »

 

Avec Gaëlle Baudry (Université Toulouse 3) et Laurent Morillon (Université de Toulouse) : « Le chercheur aux prises avec l’organisation ».

« Alors que praticiens et chercheurs sont incités par différents dispositifs d’État à interagir, nous questionnons les processus organisants induits par la mise en œuvre d’une recherche doctorale avec CIFRE. Prenant appui sur la théorie de la conversation-texte, deux métaconversations issues d’une observation participante dans une entreprise du domaine aéronautique éclairent certaines des co-constructions organisationnelles entre les parties prenantes. »


Benoit Cordelier, avec María Gabino Campos (Universidad Autónoma de San Luis Potosí), contribue à l’ouvrage Nuevos retos de las organizaciones encargadas de la salud en México, dirigé par Aída Ortega Veláquez aux Éditions Pearson (2017) : « Uso de redes sociales en los establecimientos hospitalarios. Estudio de caso: estados de San Luis Potosí y Tamaulipas ».

« La salud es prioridad mundial. El ámbito de la salud es multidis- ciplinar y desde todos los campos del saber se puede aportar para su mejora e innovación. La comunicación juega el papel de tener informados y comunicados a los ciudadanos con los organismos de salud, tanto políticos como empresariales. En momentos de crisis, la comunicación es prioritaria para no crear alarmas y te- ner al ciudadano informado, aunque, donde tiene un mayor pa- pel, aún poco explotado, es en la información para la prevención. Lo anterior nos lleva a reflexionar sobre la importancia de la información y la comunicación sobre temas de salud en México, así como sobre la gestión de la comunicación en los or- ganismos relacionados con la salud. Como el universo de orga- nizaciones era y es amplio, la primera delimitación nos condujo a los centros hospitalarios de los estados de San Luis Potosí y Tamaulipas. Dado que la gestión de la comunicación se puede estudiar desde muchas vertientes, centramos esta primera in- cursión en la comunicación externa y la relación de los hospita- les con sus públicos, lo cual nos llevó a indagar sobre el uso de las redes sociales de los centros hospitalarios en dichos estados. »


Benoit Cordelier, avec Olivier Galibert (Université de Bourgogne), introduit le numéro sur l’animation et la gestion des communautés en ligne de la revue Communiquer (no 19, 2017) : « Animation et gestion des communautés en ligne : quelles rationalisations du social? Une introduction ».

« La question des communautés en ligne occupe une part non négligeable de la littérature scientifique en sciences de l’information et de la communication et, plus généralement, mobilise des connaissances dans les autres sciences humaines et sociales voisines, telles que la sociologie, l’anthropologie, la psychosociologie ou les sciences de gestion. En effet, nombre de travaux récents (par ex. Casilli, 2010; Marcotte, 2003; McAlexander, Schouten et Koenig, 2002; Schau, Muñiz et Arnould, 2009 ; Zacklad, 2012) ou parfois plus anciens (dont Jones, 1999; Rheingold, 2000; Sudweeks, McLaughlin et Rafaeli, 1998; Wellman, 1992) interrogent les processus de socialisation à l’œuvre entre les usagers-membres de dispositifs sociotechniques de communication partagée. La question des communautés en ligne, si elle accompagne la généralisation de l’Internet grand public, se pose depuis l’émergence des dispositifs sociotechniques de communications partagées que sont les forums de discussions (USENET) et les messageries instantanées collectives et publiques (cf. Latzko-Toth, 2014), ou encore la messagerie sur le Minitel (cf. Jouët, 1989). Ces recherches visent à comprendre le sens sociétal des collectifs ainsi supposément produits. Le lien communautaire devient alors un objet communicationnel concret (Perret, 2004) dont les qualités de solidarité, de générosité, de discussion raisonnée ou raisonnable, de bienveillance, mais également de conflits, de défiance, de mépris, d’égoïsme et de stratégies dissimulées ne lassent pas d’être en tension. »

 

Dans ce même numéro, Lise Renaud, avec Monique Caron-Bouchard (Collège Jean-de-Brébeuf), Julia Gaudreault-Perron (CEFRIO) et Hélène Gayraud (gestionnaire de programmes provinciaux, Nutrition), offre la contribution « Communauté de pratique dans le domaine de la promotion de la santé : analyse du sentiment d’appartenance et des pratiques de leadership ».

« L’implantation d’une communauté de pratique permet de s’interroger sur la dynamique interactive du groupe et sur le façonnement d’un sentiment d’appartenance à cette communauté. Quelles sont les caractéristiques du développement et du maintien d’une communauté de pratique? Quelles sont les conditions de création de la cohésion du groupe? La communauté de pratique étudiée concerne un partenariat de membres des secteurs public et privé dont la finalité est d’offrir des interventions sociosanitaires destinées au milieu scolaire primaire. Divers outils de recherche quantitative et qualitative ont été utilisés : le journal de bord, le questionnaire de profil, l’entretien semi-dirigé (n=15) ainsi que la collecte des contributions (n=147) déposées sur la plateforme. Les résultats indiquent que cette communauté de pratique est axée non pas sur la résolution de problèmes ou sur la formation, mais plutôt sur le partage d’expériences et de ressources. À cet effet, la qualité de l’animation et le sentiment d’appartenance des membres constituent la pierre angulaire de l’intérêt suscité par cette communauté, de son fonctionnement et de sa vie de groupe. Si le leadership n’est pas partagé par l’ensemble des membres et qu’il repose principalement sur l’initiateur, la vitalité de la communauté diminue alors, voire s’estompe. »


Yanick Farmer rédige le chapitre « L’éthique de la communication » dans l’ouvrage conçu pour les étudiant(e)s Communication (mai 2008), dirigé par Thierry Libaert (Comité économique et social européen) et publié aux éditions Vuibert.

« Ce que l’on appelle parfois la “compétence éthique” est devenu essentiel à la pratique des métiers de la communication, en particulier dans les relations publiques. Au terme de la lecture de ce chapitre, l’étudiant désirant faire carrière en communication devrait être en mesure d’entrevoir la nature, de même que l’étendue des connaissances et des compétences éthiques qu’il devra développer tout au long de son parcours professionnel. Ainsi, les principaux objectifs du chapitre sont de connaître les différents types de norme encadrant l’activité professionnelle en relations publiques, ainsi que les définitions proposées pour distinguer les univers régis par ces normes; s’initier à l’analyse de cas à partir de l’élaboration d’une méthode guidant la prise de décision; enfin, réfléchir sur le rôle social du praticien des relations publiques aujourd’hui, puis sur la manière dont les valeurs qui l’animent influence sa prise de position éthique dans les débats publics. »


Yanick Farmer : « Ethical Decision Making and Reputation Management in Public Relations », un article publié dans la numéro « Exploring Questions of Media Morality » du Journal of Media Ethics (vol. 33, no 1, 2018).

« To support members who frequently grapple with ethical issues, a number of PR professional associations developed models for ethical decision making that they make available to members for reference and professional development purposes. However, the models put forward are, clearly, inadequate for tackling more complex ethical issues. The purpose of this study is thus to supply theoreticians and practitioners with conceptual tools for more effectively thinking through this complexity in ethics decisions. In meeting this objective, we initially set out a conceptual framework that comprises the model’s field of application and theoretical underpinnings, as well as advanced techniques for weighting, balancing interests and managing reputation. In tandem with the theorization, we look at some applications for the conceptual framework through case studies. »


Yanick Farmer, en collaboration avec les étudiantes à la maîtrise Mehlia Bissière et Amina Benkirane : « Impacts of Authority and Unanimity on Social Conformity in On-line Chats About Climate Change », un article publié dans le Canadian Journal of Communication (vol. 43, no 2, 2018). Douze autres étudiant(e)s ont participé au projet de recherche en tant que collaborateurs et collaboratrices.

« L’objectif de cette recherche était de déterminer si deux variables de la communication persuasive, soit l’autorité et l’unanimité, provoquent le conformisme social lorsque des personnes étrangères les unes aux autres sont en interaction sur des médias numériques. La méthodologie était basée sur une approche mixte. L’échantillon était composé de 26 participants (N = 26). Nos résultats démontrent que la tendance au conformisme au groupe est maintenue dans les communications en ligne. Cependant, ce degré de conformisme est plus faible que celui observé dans la communication en face à face. »


Jean-Marie Lafortune, avec Nathalie Casemajor (INRS), Marcelle Dubé (UQAC) et Ève Lamoureux (postdoctorante, Université libre de Bruxelles), dirige l’ouvrage Expériences critiques de la médiation culturelle (avril 2017) publié aux Presses de l’Université Laval.

« La médiation culturelle est un mode d’intervention de plus en plus répandu dans le champ socioculturel. En faire l’expérience critique, c’est la mettre à l’épreuve, dans ses théories et ses pratiques. En quoi les critiques adressées à la médiation permettent-elles d’en repousser ses limites ? Ses valeurs et ses répertoires d’action peuvent-ils contribuer à transformer les rapports sociaux ? Cet ouvrage collectif propose de réévaluer les ancrages de la médiation culturelle face aux transformations récentes de la société, de la culture et du capitalisme. Il regroupe des contributions de chercheurs québécois et européens qui questionnent ses fondements institutionnels, sa praxis et ses discours. S’il n’existe pas de consensus autour de la définition de la médiation culturelle, les tensions qui l’animent permettent de repenser l’intervention socioculturelle aujourd’hui. »

Collaborateurs et collaboratrices : Anouk Bélanger, Paul Bélanger, Olivier Bergeron-Martel, Marie-Christine Bordeaux, Constanza Camelo Suarez, Sophie Castonguay, Jean Caune, Jean-François Côté, Heather Davis, Maxime Goulet-Langlois, Marion Froger, Élisabeth Kaine, Sylvie Lacerbe, Jean-Marie Lafortune, Éve Lamoureaux, Patrice Meyer-Bisch, Nathalie Montoya, Raymond Montpetit, Carl Morasse, Carmen Mörsch, Christian Poirier.


Nathalie Lafranchise, avec Michèle Saint-Jean (Université Toulouse), Chantale Lepage (UQAM) et Louise Lafortune (UQTR), dirige l’ouvrage Regards croisés sur la rétroaction et le débriefing. Accompagner, former et professionnaliser publié aux Presses de l’Université du Québec, sous la collection « Communication ».

« L’utilisation régulière de la rétroaction et du débriefing dans les pratiques de formation souligne une nouvelle orientation pédagogique et didactique. Pour en comprendre le sens et la contribution dans la professionnalisation et le développement professionnel, cet ouvrage analyse leur place dans le triptyque “accompagner, former, professionnaliser”. Au fil des chapitres, les 18 auteurs élaborent un panorama donnant une vision étendue de l’utilisation de la rétroaction et du débriefing, en repérant leur transversalité, leurs points de convergence et de divergence. Ils abordent l’enjeu émancipateur de ces pratiques et le soutien qu’elles constituent pour renforcer le sentiment d’autoefficacité et la motivation pour se développer. Ils discutent des différentes modalités de mise en œuvre des dispositifs de rétroaction et de débriefing, notamment des aspects relatifs aux traces écrites et de la prise de conscience des manières d’agir que génère la vidéo. Compte tenu de la complexité de la réception des rétroactions et du débriefing par les personnes en apprentissage, ils montrent également la nécessité d’établir une relation de confiance et d’adapter le contenu à l’apprenant, mais aussi l’incidence de ces pratiques sur les apprenants et les formateurs. »

Collaborateurs et collaboratrices : Bruno Bastiani, Marie Bocquillon, Kelly Cadec, Bernard Calmettes, Arnaud Dehon, Antoine Derobertmasure, Marione Do, Valérie Dumont, Cécile Dury, Marie-Josée Gagné, Mireille Hébert, Louise Lafortune, Nathalie Lafranchise, Chantale Lepage, Vincent Minville, Angelina Napoli, Maxime Paquet et Michèle Saint-Jean.


Nathalie Lafranchise, avec Lyne Kurtzman (Service aux collectivités, UQAM), Claire Vanier (Service aux collectivités, UQAM), Maxime Paquet (Département de psychologie), Kelly Cadec (coordonnatrice de recherche) et Berthe Lacharité (Relais-Femmes) : « Conditions relationnelles en contexte de recherche partenariale collaborative », un article publié dans la revue Éducation et socialisation (no 45, 2017).

« La question de la collaboration dans un contexte de recherche partenariale fait l’objet d’un intérêt accru et renouvelé. Cependant, cette pratique de collaboration entre des chercheurs et des praticiens n’est pas sans présenter d’importants défis relationnels. Puisque ces défis relationnels sont réels, il devient pertinent de connaître les caractéristiques et conditions relationnelles de la collaboration entre chercheurs et praticiens. Le présent article a pour objectif de mettre en relief des conditions relationnelles à prendre en compte pour appuyer les chercheurs et les praticiens dans l’établissement et le maintien d’une collaboration satisfaisante et fructueuse. Il présente les résultats d’une analyse transversale faite à partir de données recueillies dans le cadre de trois recherches mettant en relief des caractéristiques manifestes de la relation entre chercheurs et praticiens. De cette analyse, quatorze conditions relationnelles ressortent. Elles sont d’abord décrites pour ensuite être mises en relation avec des éléments énoncés et explicités dans le cadre théorique. »


Véronique Leduc : « Audisme et sourditude. Les dimensions affectives de l’oppression », un article publié dans la Revue du CREMIS (vol. 10, no 1, 2018).

« “- T’es sourde?! Mais tu parles…” En nommant l’une des réactions fréquentes qu’ont les gens lorsqu’ils réalisent qu’elle est sourde, Émilie soupire : “C’est comme si le fait de parler ne correspondait pas au stéréotype du sourd, qu’on croit muet” (Émilie in Leduc, 2016ab). À l’instar d’autres protagonistes de C’est tombé dans l’oreille d’une Sourde, elle partage en langue des signes québécoise (LSQ) ce que signifie pour elle la sourditude, c’est-à-dire le fait de vivre comme personne sourde (Ladd, 2003). […] »


Véronique Leduc : « De l’accessibilité communicationnelle au design universel », un article publié dans la revue Entendre (no 219, 2018).


Véronique Leduc, avec Line Grenier (Université de Montréal) : « Signer/connecter : enjeux croisés du vieillissement, des technologies et de la sourditude », un article publié dans le Canadian Journal of Communication (vol. 42, no 2, 2017).

« Cet article est issu d’une recherche-création qui s’intéresse aux intersections entre le vieillissement, les technologies et la sourditude, grâce à des entrevues avec des personnes âgées sourdes qui ont donné lieu à une vidéo (Les mains au bout du fil) et des discussions publiques quadrilingues (langues des signes québécoise et américaine, français et anglais). Adoptant une posture critique face aux conceptions du vieillissement comme déprise et de la surdité comme incapacité, notre recherche soulève quelques enjeux en s’attardant à la « prise de parole », aux pratiques d’usages et de non-usages des TIC, à la filiation et à l’intergénérationnel ainsi qu’aux rapports corps/technologies. En guise de conclusion, nous esquissons des pistes de réflexion autour des notions de vieillir-ensemble, techné et normalisation susceptibles d’orienter de futurs travaux. »


Martin Lussier contribue à l’ouvrage Jeunes et cultures : dialogue franco-québécois (octobre 2017), dirigé par Sylvie Octobre (Ministère de la Culture et de la Communication, France) et Christine Dallaire (Université d’Ottawa) aux Presses de l’Université Laval, sous la collection « Regards sur la jeunesse du monde » : « Éducation, jeunes et musiques émergentes à Montréal : travail pédagogique et production de la relève d’une culture jeune ».


Martin Lussier, avec le postdoctorant Sylvain Martet : Pour des partenariats réussis en culture! Stratégies de mobilisation des acteurs territoriaux, la synthèse d’une recherche produite avec l’appui financier de Culture pour tous et de Territoires innovants en économie sociale et solidaire et avec la collaboration du Service aux collectivités de l’UQAM.

« Cette synthèse de connaissances présente les résultats d’une enquête auprès de travailleuses et travailleurs culturels et vise à dresser un portrait des démarches favorisant l’établissement de partenariats régionaux en culture. Dans le contexte général de la décentralisation des politiques culturelles et du développement territorial, comment mobiliser des partenaires? Quel travail, en amont, est nécessaire afin de convaincre les décideuses et décideurs de participer à de tels projets partenariaux? Comment la concertation essentielle au partenariat est-elle rendue possible? »


Mélanie Millette, avec Guillaume Latzko-Toth (Université Laval) et Claudine Bonneau (ESG) : « Small data, thick data : thickening strategies in trace-based social media research », un chapitre publié dans The SAGE handbook of social media research methods, dirigé par Anabel Quan-Haase (Western University) et Luke Sloan (Cardiff University).

« The algorithmic processing of very large sets of “traces” of user activities collected by digital platforms – so-called “Big Data” – exerts a strong appeal on social media researchers. In the context of a computational turn in social sciences and humanities, is qualitative research based on small samples and corpuses (“small data”) still relevant? It is argued that the unique value of such research lies in data thickness. This is achieved through a process we call thickening. Drawing on recent case studies in social media research we have conducted, we propose and illustrate three strategies to thicken trace data: race interview, manual data collection and agile long-term online observation. 


Destiny Tchéhouali : « Politiques internationales de solidarité numérique en Afrique », un article publié dans le numéro thématique sur le numérique et le développement des Suds de la revue Communication, technologies et développement (no 5, 2018).

« Ce texte dresse un bilan des politiques internationales dans le domaine du développement numérique des pays du Sud en examinant les initiatives de solidarité numérique menées entre 2009 et 2013 par l’Agence (ASN) et le Fonds mondial de solidarité numérique (FSN) en Afrique. L’analyse s’appuie sur une démarche d’observation participante réalisée dans un contexte de recherche- action ainsi que sur des études de cas spécifiques de projets d’éducation numérique et de télémédecine, permettant de faire ressortir les écarts significatifs et les contradictions entre d’une part les discours des institutions promotrices de la solidarité numérique internationale et les objectifs de leurs projets ou programmes et d’autre part les attentes des publics bénéficiaires et les résultats concrets obtenus à l’issue de l’implémentation de ces projets sur le terrain. »


Destiny Tchéhouali : Culture, commerce et numérique en 2016 : rétrospective des chroniques et analyses d’une année de transitions, un rapport publié par l’Organisation internationale de la Francophonie.

« Ce document constitue un recueil d’articles extraits du bulletin d’information Culture, Commerce et Numérique. Il s’agit d’une rétrospective des faits et sujets d’actualité les plus marquants de l’année 2016, portant sur la négociation des accords commerciaux internationaux intégrant des enjeux culturels et numériques et sur les transformations des industries culturelles et l’évolution des politiques culturelles à l’ère numérique. »


Christine Thoër, Florence Millerand et Alexandre Coutant : Visionnement connecté par les jeunes au Québec (décembre 2017), un rapport de recherche produit avec l’organisme de recherche et d’innovation CEFRIO.

« Le divertissement en ligne est une pratique de plus en plus répandue chez les Québécois. Nos données les plus récentes indiquent que 60 % des adultes québécois regardent des vidéos en ligne sur des plateformes comme YouTube. Sans surprise, ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui en visionnent le plus (84 %). À ce sujet, de plus en plus, le contenu vidéo sur Internet s’adresse aux jeunes, dont les 12-18 ans, et même les moins de 12 ans. Certains sites Web permettent de visionner des épisodes complets en ligne, d’interagir et de consulter des contenus exclusifs. Or, jusqu’à aujourd’hui, on en savait peu sur les habitudes des jeunes en matière de visionnement connecté, particulièrement chez les jeunes de moins de 18 ans. Que regardent-ils sur le Web? Comment choisissent-ils le contenu qu’ils visionnent? Via quelles plateformes y accèdent-ils? À la suite d’une série de groupes de discussion réalisés sur le sujet par l’équipe de recherche « Jeunes et visionnement connecté » de l’UQAM, le CEFRIO a réalisé une enquête Web pour répondre à ces questionnements et pour ainsi mieux comprendre les habitudes de visionnement en ligne des jeunes québécois de 12 à 25 ans. »

Collaborateur : Léger Recherche


Olivier Turbide : « Le repentir en politique sur la scène canadienne (2005-2014) : les risques de l’équivoque », un article publié dans la revue Politique et sociétés (vol. 37, no 1, 2018).

« Cet article propose une analyse de contenu des discours de repentir produits par des politiciens canadiens entre 2005 et 2014. À partir d’une approche interactionniste, cette étude examine les formes que prennent ces discours, des formes qui se situent sur un continuum allant des formes exemplaires à des formes simulées de repentir. Si l’analyse montre la prédominance des marques d’équivoque dans ce discours, elle révèle également que 1) le pseudo-repentir s’incarne dans des formes variées, reflétant la tension entre le désir du politicien de s’amender et celui de protéger son image; 2) le degré de simulation du repentir s’explique en partie par le contexte de la controverse où les réactions des publics de l’offenseur, la nature de l’offense, la réputation de l’offenseur et le rapport de pouvoir entre l’offenseur et l’offensé jouent un rôle dans la sélection d’une forme de repentir. »


Olivier Turbide : « La parole politique comme performance multimodale et interactionnelle. Une proposition d’analyse », un chapitre de l’ouvrage publié aux Presses de l’Université Laval L’analyse textuelle des idées, du discours et des pratiques politiques (juillet 2017), dirigé par Pierre-Marc Daigneault (Université Laval) et François Pétry (Université Laval).

« Les discours des politiciens produits en contexte médiatique ne se réduisent pas à un texte mis en parole, mais ils relèvent de plein au droit du domaine de la performance. D’une part, les politiciens incarnent leurs discours avec tout leur corps, participant à la construction d’une « partition communicative globale » (De Chanay, 2009). La signification du discours résulte alors de la combinaison des informations vocales, prosodiques et mimogestuelles qui, tout en véhiculant un contenu sémiotique propre, modifient, complètent, parfois contredisent les mots prononcés. Cela renvoie à la multimodalité de l’action discursive. D’autre part, cette mise en voix et en gestes de la parole n’est pas monogérée par le politicien, mais elle est constamment négociée en interaction. Tour de parole après tour de parole, l’échange se construit par ajustements réciproques. Le politicien modifie de façon permanente l’action discursive qu’il pensait produire au déroulement effectif de l’échange. Or, cette conception du discours politique comme une performance multimodale et interactionnelle appelle des méthodes d’analyse où tous les modes de sémiotisation de l’agir doivent être pris en compte autant que la construction locale du sens par les partenaires de l’échange. Dans ce chapitre, cette démarche d’analyse développée pour rendre compte du fonctionnement des performances médiatiques de politiciens sera d’abord présentée ainsi que ses principes méthodologiques. Puis, à partir d’extraits extraits tirés d’une interview de talk show, nous montrerons la rentabilité analytique de notre approche pour l’étude du rapport de pouvoir entre politiciens et acteurs médiatiques et du charisme en politique. »


Olivier Turbide : « Quand les excuses sont refusées. Analyse des réactions sur Twitter à une stratégie de gestion de la réputation en relations publiques politiques », un chapitre dans l’ouvrage E-réputation et influenceurs dans les médias sociaux. Nouveaux enjeux pour les organisations (2017), dirigé par Francine Charest (Université Laval), Christophe Alcantara (Université Toulouse 1), Alain Lavigne (Université Laval) et Charles Moumouni (Université Laval) et publié aux Presses de l’Université du Québec sous la collection « Communication – Relations publiques ».

« Cette étude des réactions d’usagers du réseau socionumérique Twitter suivant un épisode d’excuses publiques s’inscrit dans une perspective de recherche postulant l’interrelation entre l’émergence d’une crise, les stratégies pour la gérer et les réactions des publics (Schutz et al., 2011). Alors que des modèles ont été développés pour déterminer les formes d’excuses les plus pertinentes en fonction du type de crise et d’autres facteurs situationnels (Hearit, 2006; Coombs, 2007; Benoit, 2014), peu d’études s’intéressent aux réactions effectives des publics à des excuses et encore moins dans le domaine politique (Strömback et Kiousis, 2013). Le cas des excuses refusées du politicien québécois, Pierre Karl Péladeau, en mars 2015, constitue l’occasion d’observer comment se traduisent en termes de construction de l’image et de la réputation ces réactions principalement défavorables à l’égard de Péladeau et de sa stratégie de gestion de crise. »


Olivier Turbide : « S’excuser publiquement sur les médias socionumériques. Mutation d’une stratégie de gestion de la réputation en communication politique », un texte publié dans l’ouvrage Discours des réseaux sociaux : enjeux publics, politiques et médiatiques (août 2017), dirigé par Marcel Burger (Université de Lausanne), Richard Fitzgerald (Université de Macao) et Joanna Thornborrow (Université de Bretagne occidentale) aux éditions De Boeck.

« Les réseaux socionumériques (RSN) comme Twitter constituent un lieu privilégié pour la gestion de la réputation des politiciens (Alcantara, 2015). Lors de situations de crise, l’excuse via les RSN offre une opportunité pour le politicien offenseur de communiquer directement avec ses publics en vue de rétablir la confiance avec ceux-ci ou, du moins, de reprendre le contrôle de la crise (Schutz et al., 2011; Combs et Sherry, 2012; Utz et al., 2013). Depuis les 20 dernières années, les travaux en analyse du discours (Lakoff, 2001; Harris et al., 2006; Kampf, 2009; Turbide et al., 2013) et en rhétorique (Hearit, 2006; Eisinger, 2011; Benoit, 2014) sur l’excuse publique se sont intéressés principalement aux excuses de personnalités reprises dans les médias “traditionnels”, à ses composantes et au degré de responsabilité assumée par l’offenseur, révélant un acte complexe et risqué sur le plan de la gestion de la réputation, mais souvent efficace. En regard de ces recherches, on peut se demander dans quelle mesure les RSN, comme dispositif discursif et sociotechnique (Paveau, 2013), affectent les pratiques politiques de l’excuse et sont susceptibles de constituer un lieu d’expression efficace pour la gestion publique de comportements condamnables. Comment la production d’excuses publiques est modifiée par les caractéristiques définitoires de l’environnement socionumérique, notamment l’absence de filtre journalistique, la brièveté du message et le caractère conversationnel des échanges entre le politicien et les membres de sa communauté, révélant la co-construction du message avec un public ciblé? Comment, dans cet environnement, l’offenseur définit sa responsabilité, l’offense, les destinataires (Turbide et al., 2013)? Est-ce qu’il mobilise des stratégies complémentaires de réparation de l’offense et de mise en œuvre d’un projet de rectification (Govier et Verwoerd, 2002)? Également, est-ce le politicien au centre de la controverse tire profit du potentiel interactionnel des RSN permettant recadrer l’interprétation de ses excuses et de réagir aux éventuelles réponses d’acceptation ou de refus de ses excuses (Combs et Holladay, 2009)?  Sur le plan méthodologique, cette étude abordera ces questions à partir d’un corpus d’excuses politiques produites entre 2013 et 2016 au Canada dans les médias écrits francophones (La Presse et Le Devoir) et sur le RSN Twitter. La comparaison des composantes de l’excuse et des interventions suivant celle-ci pour gérer sa réception sur Twitter et dans les médias “traditionnels” mobilisera des méthodes d’analyse de discours, comprenant la description de l’acte de langage d’excuse (Blum-Kulka et al., 1989), l’analyse des interactions sur les RSN (Dynel et Chovanec, 2015) et, pour les modalités de gestion de la réputation, l’analyse des stratégies de politesse et de figuration (Brown et Levinson, 1987; Bousfield, 2008). »


Consuelo Vasquez, avec Joep Cornelissen (Erasmus University) et Dennis Schoeneborn (Copenhagen Business School) : « Deconstructing the Theoretical Language of Process Research: Metaphor and Metonymy in Interaction », une contribution au The SAGE handbook of process organization studies (2017), dirigé par Ann Langley (HEC Montréal) et Haridimos Tsoukas (University of Cyprus).

« In this commentary, we reflect on process perspectives on organizations from a meta-theoretical viewpoint and discuss the language that researchers use to conceptualize organizations as process. Our considerations are based on two main premises: First, in general, we believe language to be performative in the sense that it constitutes reality (cf. Austin, 1962; Searle, 1969); second, and more directly related to the focus of our inquiry, the ways researchers conceptually reason in terms of implicit assumptions is fundamentally shaped by the language they use (Cornelissen, 2005). More specifically, and in line with studies of science in action (e.g., Nersessian, 2008), we argue that the modes of theorizing we use as organizational scholars tend to be primarily driven by analogical or metaphorical forms of reasoning. Researchers, in fact, often tend not to directly reason through formal logic (e.g., deduction, abduction, or induction) within specific contexts of research, but typically work from analog representations, which they cognitively construct, manipulate, adapt, and evaluate through the use of natural language (e.g., Cornelissen and Durand, 2014; Nersessian, 2008). The focus of our contribution is thus to explore how through specific forms of language use, particularly metaphor and metonymy, researchers approach the task of theorizing about organizational phenomena from a process perspective, and how they may do this differently as well as more reflectively. »


Consuelo Vasquez, Sophie Del Fa (doctorante) et Benoit Cordelier : « From consumer to brand: Exploring the commodification of the student in a university advertising campaign », un chapitre de l’ouvrage The corporatization of the business school: Minerva meets the market, publié aux éditions Routledge et dirigé par Tony Huzzard (Lund University), Mats Benner (Lund University) et Dan Kärreman (Copenhagen Business School, University of London).

« In this chapter we propose to explore some of the possible consequences of the commodification of higher education on the ways universities define, mobilize and address students in their branding strategies. To do so, we build on the case of a university’s advertising campaign, tracking down the different figures that are associated to students when these latter take part (literally and figuratively) in this campaign. We approach this question from a critical pragmatic stance (Spicer et al., 2009) which implies that we focus on the practices and lived experiences through which the focal advertising campaign evolves. This means that we do not suppose a priori that students are defined as consumers (which would be an apparent way to consider this question); we rather reveal the ways through which the student does branding and is being branded (Vásquez et al., 2013) in this initiative. Our approach is based on the idea, developed in consumer culture theories, that branding organizes the relations between producers and consumers and that these relations go about creating and negotiating the brand (Arvidsson, 2006). Hence, these relations encompass both the definition of the brand and that of those participating in this process. Our results show that students are been branded in different ways – embodying different figures –  and for different purposes. From consumer to brand, from producer to feature, the figure of the student is shaped and modelled according to market and managerial logics. Moreover, our findings illustrate how the marketization at the heart of higher education’s commodification can be masked behind more ‘noble’ discourses, disguising the attempts to brand the student and exploit him or her in a form of free labour. As our study shows, students are depicted as consumers, producers of the brand and/or the brand itself. In short, we posit that, similar to employer branding, a form of student branding is emerging in line with the marketization of higher education, one that is transforming the student’s role from consuming to producing and, ultimately, to embodying and being the university brand itself. »


Consuelo Vasquez : « In Search of a Latin American Approach to Organizational Communication: A Critical Review of Scholarship (2007-2014) », un article publié dans un dossier spécial de la revue Communication Theory portant sur la recherche latino-américaine (vol. 28, no 2, 2018).

« This article presents a critical review of organizational communication scholarship in Latin America to explore its distinctive traits. Combining J. Marques de Melo’s (1999) features of Latin American communication studies with Anglo-American frameworks of organizational communication, it offers a systematic mapping of Latin American organizational communication scholarship by focussing on the major trends of the academic production in peer-reviewed journals from 2010 to 2014. The results show that there are subtle but consistent signs of a Latin American approach to organizational communication regarding theoretical miscegenation and the ethics and political commitment of the researcher. This is mainly manifested in the practical orientation of research and the growing interest in documenting and intervening in local organizational realities. »


Consuelo Vasquez, avec Nicolas Bencherki (TÉLUQ), François Cooren (Université de Montréal) et Vivianne Sergi (ESG) : « From “matters of concern” to “matters of authority”: Studying the performativity of strategy from a communicative constitution of organization (CCO) approach », un article publié dans la revue Long Range Planning (numéro « The performativity of strategy », 2017).

« Anchored in a “communication as constitutive of organization” approach, this article aims to develop a framework for understanding the performativity of strategy through an organizational lens. We define the performativity of any form of knowledge as a communicational praxis, involving theories or ideas, actors and texts, through which matter of concerns become matters of authority. More specifically, our framework shows that for matters of concernto become matters of authority the three following communicational practices have to be articulated: (1) voicing and collectively negotiating matters of concern, (2) transporting and materializing matters of concern through texts, and (3) recognizing matters of concern as legitimate (i.e., authorized and authored). In order to illustrate these practices we draw on the empirical material taken from a strategic planning process in a community-based organization. Through these illustrations we show that strategy, as a particular and situated form of knowledge, can act as a matter of concern (it can be voiced, negotiated, transported and recognized as legitimate, or not) and as a matter of authority; thus authorizing and authoring actors, their tools and statements. It is also through these practices that strategy gains authority and is granted social reality. »


Stéphanie Yates dirige l’ouvrage Introduction aux relations publiques. Fondements, enjeux et pratiques (août 2018), publié aux Presses de l’Université du Québec sous la collection « Communication – Relations publiques ».

« Dans un contexte professionnel bouleversé par les avancées technologiques – médias socionumériques en tête –, la surabondance d’informations, le triomphe du populisme et l’ère des « faits alternatifs », l’accentuation des inégalités et le cynisme que cela peut engendrer à l’endroit des institutions, les relationnistes ont aujourd’hui à affronter de nombreux défis. C’est pourquoi, huit ans après la parution de la quatrième édition du livre phare de Danielle Maisonneuve, Les relations publiques dans une société en mouvance, le présent ouvrage fait le point sur l’exercice de la profession de relationniste – autant en ce qui a trait aux théories qui constituent ses fondements et aux enjeux auxquels elle fait face qu’aux pratiques actualisées qu’elle commande. Ce livre regroupe les contributions d’universitaires et de praticiens reconnus du domaine des relations publiques au Québec. Dans une optique pédagogique, chacun des chapitres est suivi de questions de réflexion permettant d’approfondir l’analyse. Une partie se consacrant à des études de cas complète le tout. Cet ouvrage s’adresse d’abord aux étudiants en relations publiques. Les professionnels s’y intéresseront également, que ce soit pour rafraîchir leurs connaissances théoriques, pour prendre acte des meilleures pratiques dans le domaine ou pour confronter leur point de vue à une perspective critique transversale. 

Collaborateurs et collaboratrices : Marcel Barthe, Pierre Bérubé, Nadège Broustau, Marie-Ève Carignan, Bernard Dagenais, Marc D. David, Yanick Farmer, Anne-Marie Gagné, Mélissa Lapierre-Grano, Patrice Leroux, Guy Litalien, Renaud Martel-Théorêt, Josianne Millette, Sylvain Morissette, Bernard Motulsky, Sarah Saïdi (étudiante au doctorat), Mathieu Santerre, Matthieu Sauvé, François Taschereau, Olivier Turbide, Frédéric Verreault, Guy Versailles.


Stéphanie Yates, avec Flavie Desgagné-Éthier (diplômée de la maîtrise) : « Authenticité ou opportunisme? La crédibilité des communications en matière de responsabilité sociale de l’entreprise », publié dans la Revue de communication professionnelle (vol. 5, no 1, 2017).

« La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est devenue monnaie courante dans le discours corporatif. Toutefois, le cynisme des consommateurs, exacerbé par les nombreuses tentatives d’écoblanchiment, en fait un territoire communicationnel risqué. L’objectif de cette recherche qualitative qui rassemble les apprentissages clés d’une douzaine de communicateurs-praticiens est de répertorier les critères qui permettent de maximiser les chances de succès d’une communication sur la RSE en matière de crédibilité perçue. Les entrevues semi-directives qui ont été menées auprès de ces communicateurs-praticiens ont permis d’établir les bases d’un modèle multifactoriel en matière de crédibilité des communications en RSE, ancré dans la pratique. Ce modèle regroupe deux catégories de facteurs d’influence que nous avons nommés les facteurs primaires, ayant une influence sur la perception de “crédibilité spontanée”, et les facteurs secondaires, liés à des stratégies communicationnelles ayant une influence sur la “crédibilité rationalisée” ».

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